Nos bons cadeaux

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Le chateau aujourd’hui

Restauré dans les règles par des artisans passionnés, le Château des Pères respire le travail bien fait et il est aujourd’hui symbole de transmission, d’art et de travail manuel, valeurs essentielles pour la famille Legendre, qui a ressuscité les lieux.

Un écrin d’histoire pour magnifier le talent manuel comme l’a voulu Jean-Paul Legendre, ancien PDG du Groupe Legendre, qui a grandi à deux pas du Château…avant de le racheter. Passionné d’art, attaché au travail bien fait, il en a fait un lieu unique.

Un espace hors du temps émaillé d’œuvres artistiques inspirantes : un gorille monumental surveille les lieux, un loup cavale dans la forêt, l’endroit fascine et questionne, l’imagination galope…

Entretien avec Jean-Paul Legendre, qui a racheté le Château en 2011.

Un Château dans les jardins desquels il allait jouer petit garçon. Quand le Château des Pères s’est retrouvé en vente, Jean-Paul Legendre, ancien dirigeant du groupe de BTP éponyme, a vite eu envie de le faire revivre. Comme une évidence.

Interview réalisée en 2013

Isabelle LEIZE : Pourquoi acheter un château ?

Jean-Paul Legendre : « Quand j’ai commencé à travailler, il y a 45 ans, j’ai fait pas mal de restauration et de travail de la pierre. Cela me passionnait. Depuis quelque temps, je pense à acheter un château, non pour y résider -loin de moi l’idée de la vie de château !- mais pour le restaurer. »

I.L. Pourquoi le Château des Pères ?

J-P.L. : « Je suis toujours resté attaché aux terres de mon enfance. J’ai grandi à Amanlis, et quand j’ai vu que le Château des Pères était en vente, l’idée a fait son chemin. Je voulais le restaurer. Très vite est venue l’envie d’y construire un projet autour du travail manuel, de lui redonner une fonction, un sens, avec la volonté de le laisser ouvert au plus grand nombre. »

I.L. : Ce château, vous le connaissez bien…

J-P.L. : « Mon arrière-grand-père maternel y était jardinier. Ma grand-mère y a été femme de chambre. Je connais ce château pratiquement depuis que je marche ! On allait souvent s’y promener en famille. Et j’y passais avec ma mère pour acheter des plants de légumes. »

I.L. : Et son histoire n’est pas sans résonner avec votre projet…

J-P.L. : « En effet, le Château a été cédé en 1928 à la congrégation des Pères du Saint-Esprit dans le but d’y monter un centre de formation au travail manuel pour les frères. Il a ainsi accueilli pendant une trentaine d’années des prêtres et des frères, avant de les envoyer en mission. On les formait aux métiers de l’agriculture, de forgeron, de maréchal-ferrant. Avec la crise des vocations, de centre de formation, il est devenu maison de retraite. Et pour que le château soit autonome, les pères se sont mis à cultiver des légumes et élever des poussins. »

I.L. : Présentez-nous le projet…

J-P.L. : « Nous nous donnons trois ans pour finir la rénovation des bâtiments. Des salles seront ouvertes à la location pour les particuliers et les entreprises. Dans le parc, il y aura en permanence des sculptures, mises en valeur par un circuit de découverte. Nous accueillons également une troupe de théâtre, avec l’idée d’aménager un théâtre de plein air, des salles d’expositions … Quant à l’idée de transmission qui me tient à cœur, elle devient concrète avec l’accueil d’artistes et les ateliers dédiés aux métiers artistiques, ouverts à tous. Le but est vraiment de mettre en valeur la richesse du travail manuel et sa transmission, tout en faisant plaisir aux visiteurs et aux stagiaires.
En un mot : partager ! »